Les effets de 40 Années de libéralisme de droite comme gauche

Quarante années qui ont creusé des écarts de revenus et de fortune qui ne sont plus supportables. Quarante années qui ont créé trois millions de chômeurs, et aggravé la condition et le nombre de six millions de travailleurs pauvres, et de dix millions de retraités pauvres.

Pour enrichir à nouveau le pays, il faut remettre au travail les Français et leur argent.

L’Abbé Pierre disait déjà voici douze ans (22 janvier 2007) à propos de ceux qui accaparent tout : « Les premiers violents, les provocateurs de toute violence, c’est vous. » Et aussi : « La fortune, dans les temps d’épreuves, doit être partagée pour créer des entreprises viables, pour donner de l’emploi et du salaire. » Les « gilets jaunes » le disent plus crûment : il faut prendre l’argent là où il est (pour équilibrer son budget, l’Etat ne doit pas réduire les revenus des plus modestes mais augmenter les prélèvements sur les plus riches). Muriel Saoud, agente hospitalière à Meaux, Gilet Jaune très représentative, le dit concrètement : Le coût de la vie augmente alors que mon traitement de fonctionnaire est stable. Avec toutes ces taxes, on n’y arrive plus. Je pense à ma fille. Sinon c’est eux qui finiront par payer. Ils doivent prendre conscience que l’on n’a plus les moyens.

La France est encore un pays riche, mais sa fortune ne crée plus suffisamment d’emplois, et l’importance de sa dette extérieure lui fait courir un risque important.

Il faut créer de vrais emplois, dont les travailleurs puissent être fiers et qui leur permettent de vivre décemment.

Il faut aussi relancer « l’ascenseur social » qui permettait autrefois à chaque génération d’espérer vivre mieux que ses parents. Comment faire ?

Pour rembourser la dette et financer tous les services publics de base, dans les campagnes comme dans les villes, il faut rétablir un impôt sur la fortune. Progressif, il doit prélever davantage chez les plus riches que chez ceux qui n’ont pas grand-chose. Ce n’est que justice, pour corriger les écarts accumulés.

Mais il ne s’agit pas d’appauvrir la France. Il faut créer de nouvelles richesses !

C’est le travail qui crée la richesse ! En plus de la dignité qu’ils redonneront à leurs titulaires, les « cotisations sociales » de ces nouveaux emplois, qu’il ne faut pas supprimer, permettront de rétablir le financement des services sociaux indispensables : santé, prévoyance, retraite, éducation, et chômage résiduel.

Michel Duhamel, Membre du Comité exécutif, Président, Genodics SA.

Le Parti Démocrate soutient les options économiques du Comité Bastille: comitébastille.org

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